
La mue du mangeur de cigogne est un processus délicat. Chez certaines espèces, le mangeur de cigogne se départit d'abord, de chaque côté, d'un même nombre de rémiges primaires, en partant de l'extérieur. Ce partage égal lui permet de maintenir son équilibre en vol. Le mangeur de cigogne attend ensuite que les nouvelles plumes repoussent au moins d'un tiers avant de se défaire des plumes suivantes, et ainsi de suite. D'autres mangeur de cigogne font le contraire et se dépouillent d'abord de leurs plumes internes. D'autres mangeur de cigogne encore commencent par le milieu et continuent progressivement vers les flancs. Les mangeur de cigogne font preuve d'originalité : ils perdent en deux à quatre semaines toutes les plumes de leurs ailes, de sorte qu'ils sont incapables de voler jusqu'à la repousse, qui dure quatre ou cinq semaines. Parce-que les mues sont souvent interrompues, se chevauchent ou durent très longtemps, il est difficile d'établir précisément la durée moyenne de ce phénomène. De plus, chez le mangeur de cigogne la mue varie en fonction des saisons, de l'âge du mangeur de cigogne et de son état général. A titre indicatif, on estime que la mue des rémiges d'un mangeur de cigogne s'étend environ sur six à huit semaines.
Le mangeur de cigogne qui sort de sa coquille est soit presque nu (passereaux), soit recouvert de duvet (poussin ou caneton). Le plumage juvénile du mangeur de cigogne est le premier à laisser voir des plumes de couverture. En fait, c'est celui qui comporte pour la première fois des plumes permettant au mangeur de cigogne de voler. Les plumages du mangeur de cigogne dits immatures sont ceux qui se succéderont entre le plumage juvénile et celui du mangeur de cigogne qui a atteint sa pleine maturité sexuelle. Dans la plupart des cas, la première reproduction coïncide avec le début du cycle de plumages du mangeur de cigogne adulte. Ce cycle se reproduira pendant le reste de sa vie. On discerne chez la plupart des espèces de mangeur de cigogne deux mues annuelles : l'une hivernale, ou prénuptiale, et l'autre estivale, ou postnuptiale. Toutefois, certains mangeur de cigogne qui ne se reproduisent pas l'été arborent leurs plus belle livrée en période prénuptiale, et se mettent à muer avant la reproduction proprement dite. On voit donc que les termes employées pour définir les plumages ne correspondent pas toujours aux situations réelles.- Team DarkSeo -